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 Troubles . [ Libre ]

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MessageSujet: Troubles . [ Libre ]   Jeu 5 Sep - 20:18

La lame traversa la chair avec un bruit mat, et le corps décapité du capitaine Molben Alard s'écroula lourdement sur le sol. Asphodèle essuya sa lame sur l'uniforme de ce dernier, la rangea prestement dans son fourreau et enjamba le cadavre pour sortir de la pièce, sans même y jeter un regard. Un jeune homme traversait le couloir d'un pas pressé, il s'arrêta brusquement en la voyant et lui demanda :

- Excusez-moi mon capitaine, mais le capitaine Alard est-il là?
- Il est mort.
- C-comment?
- Oui. Et puisque vous êtes là, allez prévenir le commandant Vhuldin et envoyez quelqu'un chercher le corps.

Elle indiqua vaguement la pièce se trouvant derrière elle d'un geste de la main et s'éloigna à grandes enjambées pour sortir de la caserne, sans prêter la moindre attention aux balbutiements confus du jeune homme, ni au cri étranglé qu'il poussa en entrant dans la pièce. Elle savait qu'elle se ferait taper sur les doigts sitôt que le commandant Vhuldin apprendrait l'incident, et cela l'agaçait. Elle savait qu'elle avait eu raison de le tuer. Il avait beau estimer faire son devoir, cet homme était un lâche, et il était donc dangereux. Sa couardise avait coûté la vie de la moitié des hommes qu'elle avait sous ses ordres au cours de la dernière escarmouche contre les barbares de l'Est. Il aurait dû venir en renfort lors d'une embuscade et l'avait laissée seule face aux sauvages enragés. Cela équivalait à un acte de trahison, dont le châtiment était l'exécution pure et simple. Elle était la seule à savoir ce qu'il avait fait, et par conséquent la seule également à être en mesure d'appliquer la loi. Nul ne pouvait braver la loi. Asphodèle y veillait personnellement.

Mais le commandant ne l'entendrait sans doute pas de cette oreille et cela irritait d'avance la jeune femme. Ce n'était pas en épargnant des lâches et en punissant des guerriers valeureux et fidèles au roi Deonyc qu'ils écraseraient le Phendei et le Thansok! Il n'étaient même pas capables de se débarrasser d'une poignée de sauvages sur leur propre territoire!
Cet état de fait la révoltait tout particulièrement. Elle l'éprouvait comme une humiliation.

Elle quitta donc la caserne d'un pas énergique, repoussant les désagréments qui l'attendaient à plus tard. Elle avait besoin de prendre l'air. Elle arriva rapidement dans le quartier commerçant, bruyant et agité comme à son habitude. Là, elle marcha encore quelques minutes, lorsqu'elle entendit une clameur familière s'élever non loin de l'endroit où elle se trouvait : une bagarre. Elle s'arrêta. Ecoutant d'une oreille attentive afin de localiser la source du bruit, elle repartit bientôt, marchant encore plus vite qu'auparavant, sa longue crinière rousse ondulant dans son dos au rythme de ses pas. Quelqu'un était visiblement en train de troubler l'ordre public, et son sens du devoir lui dictait d'intervenir immédiatement. En quelques secondes à peine, elle fut sur les lieux.

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" La morsure de mon épée est un cadeau, qu'il convient de recevoir avec la gratitude qui sied aux dons éternels. "


Dernière édition par Asphodèle Blodhvär le Ven 6 Sep - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Jeu 5 Sep - 21:22

Il manqua d'éclabousser sa cape, mais le coup était là. Rapide et vif, presque trop parfait pour qu'on ne puisse l'entrevoir. L'homme lâcha un râle avant de tomber à terre. La dague s'était plantée dans la nuque, laissant aucune chance à ce dernier de se relever. Un pauvre gars du coin à en voir ses frusques. Innocent peut-être pas. Sa mort avait été établie. Lui n'était que l'intermédiaire d'une haine familière. Autour de lui, la foule était épaisse. Personne ne comprit dans l'immédiat ce qui se passa. Lorsque ce dernier ne se releva point, le peuple commença à s'agiter par peur d'être le prochain. Dire que la cité était coutumière de ces assassinats était un fait. Seulement en plein jour, voilà qu'une victime s'ajoutait au triste tableau. Alastor fila à l'autre bout, bousculant la masse abasourdie qui grouillait sur la place. De malheureux gens aux visages pâles, tous portaient le dur poids de l'existence. Ils tremblaient à l'idée que la mort plane aussi près d'eux. Les Dieux les avaient abandonné. 

Il se retourna pour entrevoir son oeuvre. Là-bas, le sang coulait encore à flot. Certains se penchèrent sur le cadavre, d'autres crièrent au meurtre. Alastor grimaça. Tous se jetèrent des regards méfiants. Puis, la tension fut à son paroxysme. Le peuple divaguait. Après une joute verbale des plus raffinées, ils se parèrent de poings et d'armes. On se déchirait à tout-va. Les femmes et les enfants s'en allèrent au plus vite. L'assassin en profita pour monter sur un muret. Il n'était ni plus, ni moins qu'une silhouette noire encapuchonnée jugeant de haut le chaos. L'homme fautif aperçut non-loin de lui, une femme dont la chevelure de feu lui était familière.

"Mon capitaine, l'assassin a fui." lança t-il de d'une voix tumultueuse. 
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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Jeu 5 Sep - 22:30

Il régnait une grande confusion sur les lieux de la rixe. Cela agaça Asphodèle encore plus qu'elle ne l'était déjà. Elle n'aimait pas beaucoup les civils. Ils étaient comme des fourmis à ses yeux : faibles, beaucoup trop nombreux et donc gênants. En l'occurrence, il semblait que quelqu'un avait mis un coup de pied dans la fourmilière, et qu'elle était la seule ici à être en mesure de ramener l'ordre. Elle poussa un soupir las, et s'apprêtait à interroger un badaud sur les causes du trouble, lorsqu'une voix masculine provenant de sa gauche l'apostropha :

- Mon capitaine, l'assassin a fui.

Elle se tourna brusquement vers la source de la voix, la chercha des yeux un instant et vit enfin l'homme encapuchonné sur le muret. Elle s'en approcha en plissant les yeux, cherchant à distinguer les traits de son visage. "Assassin" : la cause de tout ce grabuge s'éclairait enfin. En revanche, l'individu qui venait de s'adresser à elle ne lui inspirait pas du tout confiance. On peut rarement faire confiance à quelqu'un qui s'applique à cacher son visage, et en particulier sur les lieux d'un meurtre..

- Un assassin, vraiment? Qui êtes-vous? demanda-t-elle, méfiante.

Elle se planta devant lui sans cesser de le fixer, l'air peu engageant, prête à empoigner son épée s'il tentait de fuir. Quelques badauds les observaient, le regard attiré par l'uniforme de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Ven 6 Sep - 0:10

L'agitation était à son comble. La présence du soldat ne calma en rien l'ardeur de la foule. Celle-ci se mouvait de façon bien dangereuse. On comptait déjà quelques malandrins boursouflés à droite et à gauche. L'air rance se mêlait au sang fraîchement versé. Quelques gouttes éparses suffirent à engranger les mécanismes sombres de la nature humaine. Alastor se redressa lorsque la rouquine leva les yeux sur lui. Son allure, qu'il savait au combien, peu reluisante à sympathiser, n'empêcha pas de tenir tête à ces quelques complications avec un certain amusement. Garde à lui, un simple sourire et on compterait peut-être bien là un autre sanglant amas de chair. Quelle sera l'issu de ce combat séduisant ? 

Ne croyez pas qu'il était réjoui à l'idée d'être l'auteur de ce crime. Il était né dans le sang et se contentait de suivre une doctrine dès plus ancrées. Tout comme elle à en croire son instinct. L'homme avait la lame fine et l'adresse d'un félin. Il était vent. Une tornade qui ne se délaissait point d'empourprer le pavé. Était-il aussi bon acteur que fin danseur ?

"Sommes-nous là pour faire connaissance ?" répliqua t-il avec froideur. 

Il eut un certain dégoût sur son visage. Ses yeux pâles embrassèrent la foule. Il leva les bras vers elle, presque en prédicateur. La clameur était peu à peu rongée par la curiosité. 

"Que fait la Garde quand tant de personnes succombent au courroux de quelques capricieux ? Voilà, l'objet de notre désarroi. Regardez ceux qui sont tout bonnement incapables de nous protéger !" clama t-il à pleine voix.

La rage, un sentiment rodé qu'il gardait pour jouer, se mêla à ses mots. Il eut un mouvement vers elle. Vers cette femme, désintéressée. Le peuple demeura un instant interdit, promenant leur regard sur les deux protagonistes. Une réalité plus ou moins juste leur faisait face.

"Je ne suis qu'un homme comme vous et moi-même, je crains pour ma vie." 
Il eut un moment solennel. "Comme ici, nous tous. " 

Il retira sa capuche, laissant les quelques rares rayons se régaler de sa parure blonde. Son intervention fit son effet et les voix montèrent en crescendo. Il n'y avait plus que la place pour les plaintes et la colère. On se pressait autour d'eux.
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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Ven 6 Sep - 4:06

L'homme se redressa. A ce moment précis, Asphodèle eut un très mauvais pressentiment. Sa main se crispa sur la poignée de son épée, et elle songea à le tuer sur le champ. Sa raison l'en empêcha cependant, et elle lui laissa le temps de parler. Elle le regretta immédiatement.

- Sommes-nous là pour faire connaissance ?
- Ne faites pas le..
Il ne lui laissa pas le temps de répliquer.
- Que fait la Garde quand tant de personnes succombent au courroux de quelques capricieux ? Voilà, l'objet de notre désarroi. Regardez ceux qui sont tout bonnement incapables de nous protéger !

Estomaquée, ne sachant comment réagir, elle l'entendit débiter son petit discours jusqu'au bout. La foule commença à s'agiter de nouveau, agressive. Sauf que cette fois, la colère se dirigeait contre elle. Elle regardait toujours le type, sûr de lui et semblant beaucoup apprécier l'effet de son intervention. Ses yeux écarquillés de stupeur devinrent flamboyants de rage en moins d'une seconde. Comment osait-il..
Stupides civils. La jeune femme ne les avait jamais autant haï qu'en cet instant, découvrant qu'ils pouvaient se montrer insolents en plus d'être encombrants. Son moment d'hésitation lui avait coûté cher, et cette humiliation lui était insupportable. Ce salopard n'allait pas s'en sortir comme ça, et le châtiment serait sévère. Mais d'abord, il fallait sortir de ce mauvais pas..

Elle se retourna et défia la foule, les toisant silencieusement, un à un. Elle réfléchissait à toute vitesse. La tension monta d'un cran, et certains commencèrent à s'approcher dangereusement. Il fallait prendre une décision. Elle hurla :

- Taisez-vous!
L'espace d'un instant, le silence se fit. Puis les railleries fusèrent et la clameur reprit de plus belle.
- Sinon quoi, pauv' conne?!
- T'es à un contre cent!
- C'est votre faute tout ça!
- A mort!
- A MORT!

Ce dernier cri fut repris par d'autres, ce qui eut le don de l'irriter encore plus. La main crispée sur le pommeau de son épée, elle siffla alors d'une voix rauque, parfaitement glaciale :

- Si jamais vous osez porter la main sur moi, je veillerais personnellement à ce que les survivants passent le restant de leur misérable existence au fond des geôles de Pherov.

La menace les calma immédiatement. Ils savaient qu'elle ne plaisantait pas, et la vision de la jeune femme altière à la crinière flamboyante, le regard dur et empli de fureur, et la main posée sur la garde d'une grande épée d'acier qu'ils savaient fort tranchante, était quelque peu impressionnante. Et elle n'était pas seulement armée, mais entraînée à tuer. Ils n'avaient aucune chance.
Les badauds ne criaient plus, ni ne s'approchaient d'elle, mais ils ne bougeaient pas. Ils hésitaient. La colère d'Asphodèle parvenait à son comble lorsqu'elle vit un groupe de gardes au bout de la rue, qui accourraient vers les lieux du désordre. Elle se retint de pousser un soupir de soulagement : enfin, on venait la débarrasser de la plèbe. C'est vrai qu'ils étaient longs à la détente, ces stupides gardes. Tandis que certains partaient déjà précipitamment à la vue de ces derniers, elle fit d'une voix sèche :

- La plaisanterie est terminée. Rentrez chez vous.

"Bande d'imbéciles," ajouta-t-elle en pensée. Une fois la foule dispersée et les gardes (qu'elle prit bien soin d'ignorer souverainement) ayant pris en charge le corps de l'homme assassiné, elle se jeta comme une furie sur le type au capuchon et le jeta à terre en lui faisant une clé de bras, afin de l'immobiliser.

- Qui que vous soyez, vous allez me le payer cher, murmura-t-elle à son oreille, menaçante. Puis elle reprit d'une voix forte, afin que les gardes l'entendent :
- Et maintenant, monsieur le fauteur de troubles, vous allez vous tenir tranquille et me donner votre nom. Tout de suite.

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Ven 6 Sep - 15:56

Vous n'avez pas entendu la nouvelle ?
- Pardon ?
- Quelqu'un a été assassiné ! À deux rues d'ici, à peine !

La femme tenait fermement son enfant en pleurs par la main et Ellen' ne savait si elle devait la prendre au sérieux ou non. Dans cette citée, toutes les rumeurs n'étaient pas bonnes à croire, ni même à entendre. Cependant, l'agitation ambiante ne pouvait pas indéfiniment la maintenir dans l'ignorance et il était évident qu'un événement important avait en effet eu lieu. Elle acquiesça lentement et se détourna de la passante pour se mettre en marche vers le lieu supposé du crime. Il était chose aisée de savoir où tout ceci c'était déroulé, en remontant le flot incontrôlé de villageois fuyant la scène, sans doute trop morbide pour leur petit esprit étroit. Faisait-elle preuve de curiosité malsaine ou n'était-ce qu'un besoin de se tenir au courant de ce qui se passait ? Allez savoir. Quoi qu'il en soit, ses pas la menèrent effectivement au cœur même de tout ce remue-ménage, puisqu'elle parvint même à observer le corps de plus près. À bien y regarder, d'ailleurs, elle était l'une des dernières femmes aux alentours. Elle était pourtant persuadée de ne rien craindre, ayant une bourse vide et une dague à la ceinture. Malgré les cris et les éclats de voix, elle parvint néanmoins à entendre une conversation qui se détachait du lot.

Mon capitaine, l'assassin a fui.
- Un assassin, vraiment? Qui êtes-vous?

Ellen' releva le visage et chercha du regard la provenance de cette bien curieuse discussion. Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer, dans la foule qui commençait doucement à se dissiper, l'uniforme de l'armée d'Akrak, ainsi que, perché sur un muret, une silhouette encapuchonnée au visage bien dissimulé. Elle se glissa entre plusieurs personnes et parvint à se faufiler en toute discrétion jusqu'aux protagonistes. Mêlée ainsi à la foule, elle faisait simplement partie du décors et suivait l'échange attentivement.

Sommes-nous là pour faire connaissance ?
- Ne faites pas le..
- Que fait la Garde quand tant de personnes succombent au courroux de quelques capricieux ? Voilà, l'objet de notre désarroi. Regardez ceux qui sont tout bonnement incapables de nous protéger ! Je ne suis qu'un homme comme vous et moi-même, je crains pour ma vie. Comme ici, nous tous.

Cet homme savait s'exprimer. Il était parvenu à trouver les mots justes pour clamer haut et fort ce que tous ici pensaient tout bas. Bientôt, de part et d'autre de la scène, s'élevèrent des cris, des exclamations et des interjections d'approbation et de consentement et la foule, qui pourtant était quelques instants auparavant si désunies, s'amassa autour des deux protagonistes, sous le regard presque indifférent de la tavernière qui se contentait d'observer la situation d'un air légèrement amusé. Toute cette agitation prit brutalement fin pourtant, quand des gardes vinrent s'occuper du cadavre et que la femme à la chevelure flamboyante poussa son petit coup de gueule du jour. Se pensait-elle si terrifiante ? Elle ne l'était guère ou, du moins, ne l'effrayait pas plus qu'un animal sauvage. C'est alors qu'elle se jeta littéralement sur le pauvre rôdeur, le plaquant au sol sous le regard surprit de la jeune femme qui n'attendit pas plus pour s'interposer. Inconscience, quand tu nous tiens ! Elle s'approcha vivement du capitaine et applaudit légèrement, d'un air moqueur, avant de prendre parti, n'exagérant pas le volume sonore de sa voix, sans pour autant tenter de modérer ses paroles.

Ah. Elle est belle l'armée d'Akrak ! De quel droit levez-vous la main sur cet homme ? Pensez-vous réellement que votre grade vous accorde ce privilège ? Si tel est le cas, laissez-moi vous dire que votre stupidité dépasse l’entendement, capitaine !

Elle la toisait, les mains sur les hanches et son regard froid soutenait avec insistance celui de la femme. Il faut dire que la tavernière n'était pas réputée pour se taire sur les sujets sensibles et avait déjà eu, par le passé, quelques ennuis de ce genre. Qui d'autre donc, pour intervenir et s'opposer ainsi à l'autorité ?

Vous menacez des citoyens qui n'ont fait que relever la parfaite incompétence des personnes chargées de nous protéger et, qui plus est, vous vous attaquez à l'une des rares personnes ici présentes qui a vu l'assassin s'enfuir et qui, de fait, aurait pu exactement vous dire dans quelle direction il est parti et à quoi il ressemble." Elle poussa un soupire et reprit, d'un ton amer. "Il doit être bien loin désormais, le meurtrier." Elle croisa enfin le regard de l'homme et continua, d'une voix plus calme. "Cet homme loge à mon auberge, un mystérieux voyageur arrivant de lointaines contrées, qui ne connait personne ici-bas. Un beau parleur, je vous l'accorde, fauteur de troubles, sans doute, mais qui n'a fait que dire tout haut ce que le peuple pense tout bas. S'il n'avait pas agi ainsi, croyez-moi, je l'aurais fait à sa place. Maintenant, ayez au moins la décence de le laisser se relever et se défendre comme il se doit."

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Ven 6 Sep - 17:29

Sa petite machinerie prit rapidement fin. Décidément, il avait le don de s'attirer les foudres du beau sexe. Mais ce qu'il avait devant lui n'était nullement une créature lisse à la fleur fragile. La délicatesse était une utopie. Elle s'était jetée sur lui. La garce était furibonde et imprévisible. Il sentit sa chair se pressait dans sa poigne. N'ayant pu se rebattre à temps sur le toit, l'assassin se retrouva désarmé et à terre plus vite qu'il anticipa. L'odeur de l'herbe séchée et de la boue lui monta au nez, choses communes dans ces tristes rues de la cité. L'homme regretta presque la douceur du pavé.

- Qui que vous soyez, vous allez me le payer cher...

Il eut un vague sourire, mais ses sentiments obscurs ne purent traduire au clair le flot de ses pensées. Incapable de se mouvoir sous la féroce prise, il se décontracta et cracha les quelques grains de sable qui croustillaient sous son palais. Aussi étrange que cela puisse paraître, Alastor ne broncha pas de même. Il tourna les yeux vers les gardes qui emportaient au loin son oeuvre. La place n'était plus qu'un reliquat de déchets du quotidien. 

- Et maintenant, monsieur le fauteur de troubles, vous allez vous tenir tranquille et me donner votre nom. Tout de suite. 

Personne ne le connaissait vraiment. C'était un homme de l'Ombre. Il ne vivait que pour le bon plaisir d'apparaître et de disparaître, telle était sa fonction. Ses frusques ne renseignaient en rien son appartenance. Voyez cet amas de tissus qu'il porte. Sa cape avait eu son moment de gloire. Elle était rêche, lavée par les innombrables tempêtes. Le reste, bien que soigneusement raccommodé ne portait nullement les traces d'un récent achat. Ce n'était qu'un homme parmi tant d'autres. Du moins, n'était-il pas assez fou pour étaler sa fortune en connaisseur de cause. À peine avait-il concocté un cocktail de mensonge, qu'une autre bonne femme haussa la voix.  

- Hélas mon amie, je crains qu'il est difficile de faire entendre raison à une pierre. 

Il remua légèrement pour regarder mieux cette dernière. Il savait bien que ces quelques paroles n'étaient pas suffisamment dosées pour se défaire de l'étreinte. Il ne se gardait guère le fait qu'il avait parfois du mal à brosser dans le sens du poil. N'oublions pas ce petit mot fort peu agréable qu'elle lui lâcha à l'oreille. Alastor aperçu un mouvement un peu plus loin, au-dessus de l'épaule de la brunette. Il commença à s'impatienter à l'idée qu'on puisse le défaire de cette situation peu commode.

- Peut-être pourriez-vous récupérer ce qui m'appartient non-loin et le ramener avec le reste de mes affaires ? s'adressa t-il à la l'inconnue.

Il eut un mouvement forcé vers la scène du crime. Là-bas, dissimulait sous le sable, luisait que très brièvement, la pointe d'une petite lame.
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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Sam 7 Sep - 17:06

Au moment même où Asphodèle s'apprêtait à abattre le bras de sa terrible et furieuse vengeance sur l'avorton à capuche, une jeune femme dont elle n'avait pas remarqué la présence jusque là intervint en sa faveur. Serrant les dents, elle leva lentement la tête pour la foudroyer du regard. Elle était brune, petite, mais bien campée sur ses deux jambes et la regardait sans broncher, avec un air de défi. Bien, elle n'en ferait qu'une bouchée. Elle sourit, tandis que le jeune homme qu'elle maintenait fermement contre le sol lui répondait. C'est alors qu'il prononça une phrase qui l'interpella :

- Peut-être pourriez-vous récupérer ce qui m'appartient non-loin et le ramener avec le reste de mes affaires ?

Elle jeta un oeil sur l'avorton, puis reporta à nouveau son attention sur la jeune téméraire qui lui faisait face, réfléchissant à toute vitesse. Elle s'adressa finalement à elle, sur un ton soudainement devenu très calme, mais où perçait une animosité latente :

- Mon petit, vos spéculations sur la teneur de mes actes ne m'intéressent pas, et je pense que le meurtrier est beaucoup plus proche que ce que vous essayez de me faire croire.

Elle marqua une pause, afin que tout le monde comprenne bien qu'elle ne s'en laisserait pas conter, et que l'avorton n'irait nulle part tant qu'elle ne l'aurait pas décidé. Après quoi elle appela un garde, qui accourut sans discuter tandis que ses collègues surveillaient le corps disposé à l'ombre d'un mur, à l'abri des curieux, en attendant que l'on vienne le chercher.

- Oui mon capitaine?
- Vous allez accompagner cette demoiselle chercher l'objet que son ami a  oublié sur la scène du crime.

Le garde jeta un regard intrigué sur les deux fautifs, puis sur Asphodèle, hésitant. Techniquement, il n'avait pas à recevoir d'ordres de la jeune femme, car elle n'était pas son supérieur direct. Elle appartenait néanmoins à l'armée, était plus gradée que lui et elle semblait surtout avoir pris la situation en main. Elle attendait, impassible. Il décida de coopérer.

- Très bien, mon capitaine.
- Parfait, fit-elle avec un sourire approbateur. Elle se tourna à nouveau vers la brunette et reprit :
- Allez-y, pendant que je m'occupe de votre ami.

Elle ponctua la dernière syllabe d'une pichenette sur la tête de ce dernier, en tirant un peu plus fort sur son bras et infligeant ainsi une douloureuse tension supplémentaire à son articulation. Ce n'était pas une petite effrontée qui l'empêcherait d'exercer sa vengeance. Elle commençait même à se demander si elle ne devrait pas subir le même sort, puisqu'elle semblait être sa complice..

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Dim 8 Sep - 17:29

Quelques paroles joliment prononcées n'avaient suffis à faire bouger les choses. Il fallait s'en douter. La géante en uniforme ne changerait pas d'avis et l'inconnu resterait fait comme un rat, certainement pour des crimes qu'il avait, au fond, bel et bien commis. Avec un peu de chance, il terminerait en prison et elle, simple villageoise qu'elle était, ne recevrait qu'une grosse mise en garde. Bien sûr, les choses furent loin de se dérouler dans ce sens, puisqu'il entra dans son jeu et lui indiqua une issue qu'elle n'avait même pas osé envisager. Pouvait-elle se permettre d'agir de la sorte ? Elle soutint son regard avant de le rétablir sur la rouquine, réfléchissant aux options qui s'offraient à elle. Avouer la vérité, à savoir qu'elle ne le connaissait ni d’Ève, ni d'Adam ou bien, poursuivre sur cette mauvaise pente et devenir dans le même temps sa complice ?

Sans doute les faits intéresseront-ils vos supérieurs, capitaine.

À moins que ces derniers soient tous corrompus, bien sûr. Était-ce une menace ? Cela y ressemblait fort sans pour autant avoir une quelconque valeur, ainsi tourné entre les lèvres d'une simple femme du peuple. Seulement, la manière dont elle traitait cet homme à terre était tout bonnement révoltante et, serrant les dents, Ellendhyn hocha la tête. Très bien, elle avait pris sa décision. Elle tourna enfin le regard vers le garde hésitant et, abandonnant instantanément l'idée de le corrompre, alla en silence jusqu'au lieu du crime, sous les yeux méfiants des gardes présents. Elle repéra rapidement la pointe d'un objet brillant sous la poussière, mais l'homme lui collait aux basques, ne lui laissant aucune possibilité pour le récupérer en toute discrétion. Quoique. En effet, le naïf personnage scrutait l'endroit à la recherche de quelconques affaires laissées en évidence vers un étalage. Elle saisit sa chance, se baissa, attrapa délicatement la lame et se releva vivement, guettant les différents personnages. Elle tenait fermement l'arme entre ses doigts, la dissimulant entre les plis de sa robe, tout en veillant à garder la pointe de l'arme tournée vers le haut, l'acier glacé, de cette dernière, plaqué contre son avant-bras. De sa main libre, elle saisit sa propre bourse qui était vide et l'agita, d'un air désespéré, s'adressant au garde.

Merci de votre aide, mais j'ai bien peur de devoir annoncer à mon bon ami qu'un maraud s'est emparé du contenu de sa bourse durant le mouvement de foule.” Devant l'hésitation de ce dernier, elle reprit. “Je vais tout de même la lui rapporter.

Elle esquissa un sourire désolé et retourna doucement jusqu'au capitaine, toujours en prise avec l'inconnu, laissant derrière elle le pauvre homme qui ignorait s'il devait la suivre ou non. Se glissant dans le dos de la jeune femme, elle se précipita sur elle et lui glissa la lame sous la gorge, avant de reculer, la forçant ainsi à suivre son mouvement, si elle ne voulait pas avoir la jugulaire tranchée. Elle la tenait bien en main, entourant son corps d'un bras et gardant l'arme plaquée contre sa peau. Elle n'avait pas vu d'autres moyens pour la forcer à lâcher prise. Cela s'avéra efficace, bien sûr, mais elle signait dans le même temps son arrêt de mort, du moins, si elle ne se dépêchait pas de fuir, car très vite, les gardes viendraient les rejoindre. Ceux-ci déjà, avaient porté la main à leurs armes et approchaient vivement, parés à dégainer. Elle releva le regard vers l'inconnu et chercha une indication dans son regard. Elle n'avait pas la force de la tenir plus longtemps et qui plus est, risquait à tout instant de se retrouver prise au piège entre la soldate et les gardes. Aussi, dès qu'il fut debout, elle fit un bond en arrière, lâcha prise et se dépêcha de la contourner, la lame dans la main et sa propre dague dans l'autre, décrivant un arc de cercle autour d'elle sans la quitter du regard, pour venir se placer proche de l'homme, qui se trouvait aussi au seul endroit où il serait plus aisé de fuir.

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Mar 10 Sep - 0:06

Ce qui arrivera surpris bien l'assassin. Cette femme du peuple avait en un éclair renversé les conventions. Du moins était-ce ainsi qu'il voyait la chose. Une personne de petite vertu qui au plus grands des hasards, fut prise d'un instinct héroïque. Était-il si déplorable pour susciter une telle révolte ? Il eut envie de se regarder, un burlesque élan de narcissisme. Mais ce qu'il fallut à ce moment-là n'était ni miroir, ni réflexion sur la nature humaine. Il se dégagea sous l'élan des deux corps, manquant de se tordre le bras plus qu'il ne le fallait et se redressa. Libéré de l'emprise de son ennemie, ses mains se joignirent à la froideur de l'acier et par expérience, assena un coup sec dans la mâchoire de la rousse à l'aide de son coude. De ce qu'il savait, il valait mieux se défaire un court instant de la bête la plus féroce pour s'occuper des petits. Il dégaina machinalement deux courtes dagues, scellés sous un épais amas de tissus rigides. Le cliquetis des épées vibraient aux creux de l'oreille. Pour lui, ces lames de fer blanc chantaient à en réclamer le sang. 

Mais ce qu'il fit par la suite n'étanchèrent point la fureur de ses habituels coups. Alastor s'empara du bras de la brune et fonça en direction de leur bout de la place. Le souffle court et le pas vif, il ne laissa point le temps à cette dernière de réagir. Dans la rage du combat, il prit un soldat de revers, planta l'une de ses dagues dans le torse d'un, puis un second coup se baissa lorsqu'il entendu le sifflement d'une épée. Puis sa chair se déchira sous le coup sournois d'un autre. La tension le submergeait et c'est en insensible qu'il bouscula le responsable. Il délaissa un court instant la jeune femme. Ne prit pas la peine de se retourner pour connaître la progression de l'autre "jouvencelle". Il planta ses yeux dans ceux de son allié, comme une flèche atteint sa destination en plein coeur. 

- Les toits !

Au lieu de s’enfoncer dans la noirceur des rues, il la poussa d'un geste rude vers un étalage de légumes bien grisâtre avant de parer et cogner dans les bourses d'un soldat. Alastor avait vu juste, en montant sur ce dernier et en s'agrippant à l'une de pierres, on pouvait choir sur l'épaisse toile qui recouvrait l'étalage. Mais le temps leur était compté et l'homme sentit que sa blessure le gênait au fur et à mesure de la progression. Il décrocha ses deux dagues et l'un des soldats tomba net devant lui. Souillé dans sang qui était sien et à la fois étranger, il n'était guère plus qu'un homme éclairé par une vérité criarde. 
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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Mer 11 Sep - 17:21

Impossible, songea Asphodèle tandis que la lame froide se glissait sous sa gorge. Elle recula sans broncher, encore une fois réduite à l'impuissance, en esquissant un rictus de rage et regardant les gardes qui accouraient, comme d'habitude beaucoup trop tard. Ces stupides gardes. Ce moment était insupportable. Cette journée était insupportable. Tout lui était insupportable. Elle la tuerait. Elle les tuerait tous les deux, aussi sûrement qu'elle s'appelait Asphodèle Blodhvär. Et pour une fois, elle y prendrait grand plaisir..
A peine la téméraire brunette avait-elle relâché son étreinte que l'avorton lui décocha un violent coup dans la mâchoire. Suffisamment pour lui faire perdre un instant l'équilibre, et redoubler sa colère déjà immense tandis qu'ils s'enfuyaient. Elle poussa un hurlement de fureur, et se mit en devoir de les poursuivre, jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Mais elle les aurait.

Korpiklaani - Shall We Take a Turn? ♫

L'avorton abattit deux gardes et en cogna un suffisamment fort pour le mettre hors-course pour un moment. Ils étaient si faibles.. Elle les méprisait d'habitude, elle les haïssait aujourd'hui. Non seulement ils étaient incapables de se rendre utiles, mais en plus ils la gênaient dans sa course, et elle manqua de trébucher sur le corps de l'un d'eux. Elle ne comptait évidemment pas s'arrêter pour voir s'il était possible de les sauver, et encore moins s'en charger elle-même. Ils n'avaient qu'à mieux s'entraîner et cela ne leur serait pas arrivé, point. Elle avait d'autres chats à fouetter pour le moment. Bousculant sans ménagement les passants qui s'obstinaient à rester en travers de sa route et la ralentissaient (les autres ayant le bon sens de s'écarter en voyant une furie à crinière rousse d'un mètre quatre-vingt leur foncer dessus), elle parvint à retrouver les deux complices devant un étal qu'ils s'empressèrent d'escalader afin d'accéder aux toits. Elle lâcha un juron. Ils lui compliquaient encore une fois la tâche..
Elle s'apprêtait à grimper à leur suite, lorsqu'une escouade d'une dizaine de gardes, menés par quelques citadins déboula sur la place. La chance tournait enfin.

- Ils sont partis par là! fit l'un d'entre eux, indiquant la direction des toits au groupe de gardes.
- Attendez! les héla la jeune femme. Combien êtes-vous?

Ce qui semblait être leur capitaine se tourna vers elle, la jaugea et répondit, d'un ton rendu docile par l'uniforme que portait cette dernière :
- Dix ici, mais des arbalétriers sont en train de se poster sur les toits, et nous attendons du renfort accompagné d'un mage.
- Magnifique. Je suggère que vous les rabattiez vers moi pendant que je vous attendrais en bas, avec deux de vos hommes si vous acceptez de me les prêter.
- Je ne.. D'accord.

Il avait failli refuser, ce genre de choses ne se faisait pas en principe.. Mais le regard qu'elle lui avait lancé l'en avait immédiatement dissuadé. Le genre de regard qui ne souffrait aucun refus. D'autre part, on l'avait averti qu'elle était sur place et elle n'était pas réputée pour son incompétence, d'autant qu'elle connaissait mieux la situation que lui-même en cet instant. Il choisit donc de lui faire confiance, et appela deux de ses hommes les plus robustes afin de l'accompagner, tandis que lui-même et les autres rabattraient les deux complices sur les toits avec l'aide des arbalétriers.
Le visage d'Asphodèle s'éclaira et elle lui adressa son plus beau sourire en guise de remerciement. L'espace d'un instant, elle eut l'air presque féminine.. Mais cela ne dura pas. Il s'apprêtait à partir à la poursuite des fugitifs lorsqu'elle le prit brutalement par l'épaule pour lui glisser à l'oreille :

- Capitaine, je les veux vivants. J'ai un compte à régler avec ces deux-là.

Il hocha la tête sans mot dire, puis appela ses hommes pour atteindre les toits au plus vite. La jeune rousse s'en fut au pas de course à travers les rues afin de les cueillir en bas, accompagnée des deux sbires qui peinaient à la suivre. Une sacré bonne femme, vraiment, pensa-t-il en la voyant s'éloigner.

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MessageSujet: Re: Troubles . [ Libre ]   Mar 1 Oct - 16:47

Tandis que Alastor se débarrassa d'un soldat d'un coup pied dans l'abdomen, il guetta avec aigreur la villageoise. Le temps leur filait entre les doigts, déjà que les siens subissaient son propre sang. Il pressa sur sa blessure. Sa peau était moite, mais il n'était pas le moment de choir après une échappée aussi fulgurante. L'assassin succéda à la jeune femme et ne se ménagea pas pour la saisir d'un geste rude afin qu'elle suive sa cadence. Les obstacles ne lui posèrent nullement problème. Les raids nocturnes étaient ancrés dans sa peau, mais il se trouva bien encombré. Peu enclin à délaisser celle qui l'avait aidé de l’étreinte de l'ogre, il était résolu à s'abriter avec elle. Du moins jusqu'à ce qu'un l'un d'entre-eux tombe en si bon chemin. Ses frusques ensanglantés frottèrent contre la robe épaisse de cette dernière. L'homme savait décidément où aller. Akrak n'avait rien à cacher à ces yeux. Ses nombreuses escapades lui avaient permis de faire connaissance avec bons nombres de partisan de son père. 
Il s'empressa de descendre sur un toit, un peu plus loin, secouant avec fracas son alliée. Derrière eux, des soldats s’échinaient à les rattraper. Ce n'était pas tant ça qui l’inquiétait, mais les carreaux qui sifflèrent à ses oreilles. Sa blessure lui coupait le souffle. L’adrénaline l'avait maintenu jusqu'à ici. Alastor s'accrochait à la jeune femme. Focalisé sur leur fuite, il ne porta nullement son attention sur elle. Seul le besoin de rester en vie l'avait amené à la brusquer et plonger dans son jardin secret. Il jeta un oeil vers le bas et manqua de se manger un projectile. L'homme siffla avec mépris et aperçut une chose rougeoyante foncer en leur direction. Elle n'était pas du genre à se défiler. Il eut envie de rire, mais seul un gémissement de douleur s'échappa entre ses lèvres. Ni un, ni deux, il fit un quart de tour et souleva la jeune femme pour accélérer la cadence. Son corps tremblait légèrement. Il fonça vers à l'autre bout d'un grand bâtiment et il lâcha la femme dans un amas de déchets plus bas. Une pile assez haute qui devrait limiter la casse et se jeta à ses côtés. Un carreau le frappa à la jambe. Il roula comme une pierre jusqu'au sol. Légèrement assommé par la chute, la douleur lui rappela rapidement la situation. Quelques paysans crièrent à leur entrée fracassante dans la petite ruelle. Alastor s'empressa de leur faire peur en dégainant sa dague. Ils détalèrent comme des lapins en direction des gardes. 
Fort heureusement, il attrapa l'épaule de la femme et la traîna jusqu'à un bâtiment situé à trois pas de leur chute, une tannerie. La porte non scellée s'ouvrit avec un grincement strident. Il se glissa avec peine avant de renfermer derrière lui et de doubler un vieil homme, ahuri devant lui. Ici, s'entassaient des peaux prêtes à être vendues.
"Hrerezl Grydrvin vous salue. Dîtes leur que ce bâtiment est sous sa juridiction et qu'en aucun cas, ils ne peuvent bafouiller ces lieux sans requête approuvée." Lâcha t-il avant de saisir une torche dans un panier d'osier.  
L'homme dans sa tunique délavée se mordit les lèvres. Il acquiesça d'un hochement de tête. Aux yeux d'Alastor s'était un sbire de son père et ce dernier n'était pas n'importe qui. Zegyr Hr'Vledrin était bien proche du pouvoir Romhah. Sa proximité avec le Roi du royaume avait de quoi intimider bien plus d'un. Cependant, l'assassin redouta que la capitaine rouquine fonce tête baissée. Alors qu'il délaissa le sale boulot à cette chose grise et balafrée, il prit de court un petit escalier de pierre particulièrement sombre et s'enfonça vers les caves, boitant et essoufflé. Il s'appuya sur la jeune femme, qui jusqu'à là n'avait pas échappé à son emprise. Le brouhaha des armures se fit rapidement entendre. En haut, il ne serait pas étonnant que le complice a appelé ses ouvriers pour faire face à la cohorte. Alastor s'aggripa au mur, il manqua de s'évanouir. Ses vêtements s’imprégnaient de son sang.
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Troubles . [ Libre ]

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